Juste une question de croyance....

Juste une question de croyance....
" Pour certains il y a le Christ, pour les autres il y a Hendrix " [citation de je sais plus qui^^]


Les sons comme une religion...
Des solos plus forts que des mots
Touchant tout homme de tous les âges
Partant pour un pèlerinage?



"Sur la guitare, j'me fais mon film, je tire sur la corde...sensible"

La corde sensible[/s], Mathieu Chedid

# Posté le mercredi 14 mai 2008 07:17

Hommage à lui...(Non, il n'est pas mort!!! ;) )

Hommage à lui...(Non, il n'est pas mort!!! ;) )
"Carry your thoughts in the songs we sing"

Je te donne toutes mes différences
Tous ces défauts qui sont autant de chances
On sera jamais des "standards",
Des gens bien comme il faut
Je te donne ce que j'ai, ce que je vaux

I can give you the force of my ancestral pride
the well to go on when i'm hurt deep inside
whatever the feeling, whatever the way
it helps me to go on from day to day


je te donne nos doutes et notre indicible espoir
les questions que les routes ont laissées dans l'histoire...

Je te donne , donne , donne ce que je suis



Je te donne ce que j'imagine et ce que je crois
i can make you feel good even when i'm down
les raisons qui me portent et ce stupide espoir
my force is a platform that you can climb on
une épaule fragile et forte a la fois

je te donne, je te donne
je te donne
tout ce que je vaux , ce que je suis, mes dons,
mes défauts,
mes plus belles chances, mes differences

Je te donne, JJG&Jones




A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été


Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués


Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurai pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurai mieux fait d'ignorer


Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués



A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger
A nos actes manqués

A nos actes manqués,
JJG




Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi sur mon chemin
Te dire que c'était pour de vrai
Tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait
Que c'était pas pour de faux, que c'était bien.
Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c'est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins
Je vais pas te dire que faut pas pleurer
Y a vraiment pas de quoi s'en priver
Et tout ce qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Peut-être que l'on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu'ici bas, je suis là
Ça restera comme une lumière
Qui me tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.

Confidentiel, JJG




]L'excès en tout est un défaut
T'as pourtant pas tout ce qu'y te faut ?

Ça devrait être interdit
Tous ces mots tranchants comme des scies
Antidotes à la vie, à l'envie
Mais quelle est sa maladie ?


Elle avait dix-sept ans
Elle avait tant et tant de rêves à vivre
Et si peu l'envie de rêver
Dix-sept ans
Elle dérivait à l'envers
Loin des vérités avérées
Elle disait : "Qui vivra verra
Et moi je vivrai, vous verrez !
"


Elle aimait pas les phrases en cage
Être sage, pas le courage

Elle disait, quitte à tomber de haut
Qu'elle vendrait chèrement sa peau

Elle avait dix-sept ans
Elle prenait la vie comme un livre
Qu'elle commençait par la fin
Ne voulait surtout pas choisir
Pour ne jamais renoncer à rien

Dix-sept ans
Elle était sans clé, sans bagages
Pauvres accessoires de l'âge

Elle voulait que ses heures dansent
Au rythme de ses impatiences



Elle avait 17ans, JJG




De la main d'un ami au baiser d'une bouche
Tous ceux qui sauront lire que le mal a fait mouche
J'oublierai ton nom

J'oublierai ton nom

De mille façons
Et cette certitude
Me fait plus mal encore
J'aimais cette blessure
C'était toi encore


I know it's been tough
I've hurt you enough
But you'll never see
That I must be free
Forget my name

You'll find someone, somewhere
All your troubles to share
She'll wipe out the past
And fell at last
Forget my name

All the good and bad times
We've ever had
Will seem so far away
Will be lonely sad

There's hundreds of ways
To kill away the time
That's how you are made
You know you'll never be mine


Pour les mêmes raisons qui m'ont fait t'aimer
Parce qu'il fallait bien vivre avant d'oublier

J'oublierai ton nom
De mille façons
Et cette certitude
M'est la pire des morts

J'aimais cette blessure
C'était toi encore

J'oublierai ton nom[/size]

J'oublierai ton nom, JJG




Déjà loin de ses haines
Aussi loin qu'il le peut
Où ses rêves l'entraînent
Quand il ferme les yeux


Maître d'une apparence
Possédant de si peu
D'un vide et d'une absence
Dès qu'elle ferme les yeux

Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie

Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d'autres images
Quand on ferme nos yeux

Fermer les yeux, JJG
# Posté le lundi 12 mai 2008 09:03
Modifié le mercredi 14 mai 2008 06:40

Sur la route

Sur la route
« Parce que les seules gens qui existent pour moi sont les démons, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bailler ni sortir un lieu commun mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux jeux jaunes des chandelles romaines explorant comme des poêles à frire à travers les étoiles. »

« N'est-il pas vrai qu'au départ de la vie on est un petit enfant sage qui croit à tout ce qui se présente sous le toit paternel ? Puis vient le jour où l'on sait qu'on est pauvre et misérable et malheureux et aveugle et nu, et, avec le visage macabre et désolé d'un spectre, on traverse en frissonnant une vie de cauchemar. »

« Ma tante a dit une fois que le monde ne trouverait jamais la paix tant que les hommes ne se jetteraient pas aux pieds de leurs femmes pour leur demander pardon. »
« Quelque chose, quelqu'un, quelque esprit devait poursuivre chacun de nous à travers le désert de la vie et il devait de toute nécessité nous saisir avant que nous n'atteignons le paradis. Naturellement, maintenant que je reviens sur cette énigme, il s'agit simplement de la mort : la mort nous rejoindra avant le paradis. La seule chose après laquelle nous languissons durant notre existence, qui nous fait soupirer et gémir et souffrir toutes sortes de doucereuses nausées, c'est le souvenir de quelque félicité perdue que l'on a sans doute éprouvée dans le sein maternel et qui ne saurait se reproduire (mais nous nous refusons de l'admettre) que dans la mort. »

« Eh bien, bon Dieu, tenez, tous autant que vous êtes, nous devons reconnaître que tout est beau et qu'il n'y a aucune nécessité en ce monde de se faire du souci et, de fait, nous devrions nous rendre compte de ce que signifierait pour nous la compréhension de ceci, que nous n'avons réellement aucun souci. N'ai-je pas raison ? »

« Quel est ce sentiment qui vous étreint quand vous quittez des gens en bagnole et que vous les voyez rapetisser dans la plaine jusqu'à, finalement, disparaître ? C'est le monde trop vaste qui nous pèse et c'est l'adieu. »

« Pendant un instant j'avais atteint ce degré d'extase que j'avais toujours convoité, qui était le franchissement total du temps mesurable jusqu'au règne des ombres intemporelles, le ravissement dans le désert de notre condition mortelle, l'impression que la mort me chassait devant elle à coups de pied, elle-même talonnée par un spectre, si bien que je ne trouvais mon salut que sur une planche où les anges, pour y voler, plongeaient dans l'abîme sacré du néant d'avant la création, et là, des rayons d'une force merveilleuse resplendissaient de l'éclat de l'Esprit Absolu, des champs de lotus..."

« En d'autres occasions cela m'aurait réjoui le c½ur, mais, puisque son c½ur n'était pas réjoui quand elle parlait de ça, je compris qu'il s'agissait seulement pour elle de quelque chose que l'on doit faire. »

« Ses grands yeux sombres me contemplèrent du fond d'un néant où flottait une sorte de chagrin qui remontait aux générations et aux générations qui n'ont pas accompli ce qui demandait avec force de l'être, quoi que ce fût, et chacun sait de quoi je parle. »

« Qu'est-ce que ça peut bien faire après tout ? L'anonymat dans le monde des hommes vaut mieux que la renommée dans le ciel, car le ciel, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que la terre ? Question d'idée. »



Kerouac
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# Posté le mardi 22 avril 2008 10:39

C'était l'hiver

C'était l'hiver
Elle disait "j'ai déjà trop marché,
Mon c½ur est déjà trop lourd de secrets,
Trop lourd de peines"

Elle disait "je ne continue plus,
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu.
C'est plus la peine"

Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son c½ur

Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son c½ur
Le vent n'a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux

Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Mais si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid dans le fond de mon c½ur
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Mais si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid dans le fond de mon c½ur



Cabrel
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# Posté le mardi 22 avril 2008 10:20

A elles...

A elles...
A ces filles, à leurs douleurs, à leurs souffrances, à leurs manques, à leurs angoisses, à leurs peurs, à leurs rêves et leurs cauchemars, à cet enfer qu'elles ont vécu, à ce jeu de mort et de vie, d'abscences et d'envies...
A toutes celles qui ont cru que la sortie serait la maladie, à toutes celles qui ont souffert de n'avoir pas compris, d'avoir eu le contrôle, puis été piégée, à toutes celles qui auraient pu y rester....
A celles qui au fond d'elles voulaient vivre, mais ont préféré écouté leurs démons qui les en empêchaient, à toutes celles qui se sont laisser crever, comme ça, à petit feu, consciemment, toujours entre deux....
A toutes ces filles je voudrais dire...MERCI!!!

Merci de vous en être sorties, même si, peut-être, sûrement, on en guéri jamais vraiment, mais merci....Merci de témoigner, d'encourager, de vous relever, de ne pas vous laissez abattre par cette sal**erie de maladie, par cette ANOREXIE...
Merci de comprendre, sans avoir à expliquer, cette douleur de chaque instant, de chaque seconde, cette douleur atroce qui vous poignarde le coeur, cette envie, ou plutôt, ce besoin inexpliqué d'avoir à disparaître, de se laisser crever....
Merci à vous, quelque part, d'avoir souffert, pour ouvrir des yeux, mes yeux, pour faire éviter le piège, merci d'être là et de tendre vos bras, même si vous vous en rendez pas forcément compte, mais...ça compte...pour moi!!!

Si la vie est une joie
que la mort est un effroi
je ne veux pas choisir
pour avoir à renoncer
je ne peux pas mourir
je sais qu'il faut rester
et pour contrôler ça
j'ai joué avec moi

J'ai tangué avec la mort
j'ai valsé avec la vie
sans comprendre que j'avais tort
je me suis privée d'envie
'force de tout maîtriser,
j'ai bien fini par sombrer
calories à recompter
kilos à éliminer

La vie n'est pas un jeu
je l'ai compris bien après
que ce jeu est dangereux
qu'il ne mène qu'aux regrets
que la vie est ailleurs
qu'il ne faut pas la gâcher
qu'avec ses cris et ses pleurs
on y arrive jamais

Alors de force prendre les armes
et lutter
encore, encore
Même si longtemps coul'ront les larmes
redoubler
d'efforts, d'efforts
Ca s'ra jamais le paradis,
faut y croire
encore, encore
Et dans l'espoir d'être guérie
Zapper la mort, la vie, la faim, l'oubli, l'attente, l'ennui,
l'anorexie.






PS: Ceci revient à dire à Adeline, à Camille,à Félicie, à Kévin, à Marine, à Melissa que je leur souhaite vraiment du courage et beaucoup beaucoup de vie...tenez bon!!! :)
# Posté le jeudi 10 avril 2008 14:18
Modifié le vendredi 11 avril 2008 16:41